Les Troubles du Spectre de l’Autisme

Les Personnes porteuses de Troubles du Spectre de l’Autisme nécessitent une prise en charge adaptée à leurs besoins, leurs capacités et leur condition de vie.

Cléyade s’engage aujourd’hui au travers du service Autisme+, à les accompagner au quotidien.

Aujourd’hui en France, plus de 700 000 personnes sont porteuses de TSA dont 100 000 enfants. 1 enfant sur 100 présente un TSA.

Qu’est-ce que l’Autisme ou TSA (Trouble de Spectre de l’Autisme) ?

 

Le terme autisme (du grec « autos » : soi-même) a été évoqué la première fois en 1911 par Eugen Bleuler, psychiatre russe.

 

En effet, ce terme a été repris en 1943 par Léo Kanner, pédopsychiatre autrichien, pour désigner un trouble infantile. C’est à la même période qu’un médecin autrichien, Hans Asperger écrit sur des troubles similaires. Cependant, il analyse des enfants ayant un développement normal de l’intelligence et du langage, d’où le syndrome d’Asperger.

 

Ainsi, on parle aujourd’hui de Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA).
 L’autisme est d’origine neuro- développementale (Dysfonctionnement précoce du développement et de l’organisation du cerveau ainsi que du système nerveux).

 

 

 

 

Les Caractéristiques des Troubles du Spectre de l’Autisme

 

Le fonctionnement cognitif d’une personne avec un TSA présente des particularités :

 

Un déficit de la théorie de l’esprit. 

Il s’agit de difficultés liées à la capacité à attribuer aux autres et à soi-même des états mentaux (comme les intentions, les souhaits, les conceptions, les connaissances…). Ces difficultés peuvent engendrer des interprétations erronées concernant les intentions des autres. Cela génère des difficultés dans la compréhension des situations sociales et donc une perturbation des interactions sociales.

 

Des troubles des fonctions exécutives.

Il s’agit de difficultés dans la résolution de problèmes, l’attention, la planification et l’organisation (ex : difficulté de transition car la personne ne sait pas ce qui vient après), la séquentialisation (les différentes étapes pour faire une tâche), l’inhibition (motrice, verbale, sociale…), la mémoire de travail.

 

Un déficit de la cohérence centrale.

En effet, les personnes avec un TSA ont une prédominance du traitement par détail au détriment du traitement global. Il est difficile pour elles d’assembler les informations, de les trier, les hiérarchiser et de sélectionner les informations pertinentes pour en tirer un sens global. On observe que les personnes avec TSA tiennent difficilement compte du contexte et « pensent en détails » (un objet, mot ou une aptitude liés au lieu, à la personne ou encore à une situation).

 

Une perception sensorielle différente.

Cela peut affecter tous les sens (l’audition, la vision, le goût, l’odorat, le tactile mais aussi la proprioception et le sens vestibulaire). On parle d’ hypo- sensorialité (sensations amoindries) ou hyper-sensorialité (sensations décuplées). Une personne porteuse de TSA peut-être hypo pour un sens et hyper pour un autre et/ou encore avoir des fluctuations au sein du même sens.

 

Une coordination et organisation des tâches altérées.

Difficultés à gérer plusieurs actions et/ou sens à la fois. On parle alors de mono-traitement de l’information. Elles peuvent présenter des difficultés à se concentrer sur sa tâche s’il y de la musique ou une odeur…

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